Poèmes

Le Feu

Un éclair a jailli de la voûte céleste.
La forêt est en feu, du moins ce qu’il en reste.
Les hommes ont d’abord cru maîtriser l’incendie,
Arrosant les buissons, niant la tragédie.

Mais les flammes, sans fin, rongeaient champs et collines,
Et les hommes pleuraient leur montagne orpheline.
Il fallut des renforts, des hommes courageux,
Pour contrer le brasier, la Vie étant en jeu.

Une ferme brûla, les blés réduits en cendre.
Les hommes reculaient, mais ne voulaient se rendre.
Le désespoir grondait dans les âmes de braise ;
La Nature trop forte avivait leur malaise.

Alors on rechercha des têtes à couper.
Il fallait désigner des fautifs à juger :
Les riches, les puissants, et tous les gouverneurs,
Les hommes de pouvoir, ceux qui jouent au seigneur.

Puis le ciel se couvrit, les nuages mêlant
À la fumée grisâtre, un reflet rouge sang.
Le soleil disparut, un déluge éclata,
Et son eau bénéfique en flots se déversa.

Les humains se croient forts, rois de la Création.
S’estimant tout-puissants, ils n’en sont qu’un maillon.
Parfois les éléments viennent leur rappeler
Qu’ils devraient témoigner d’un peu d’humilité.

Poème pour la Paix

Les hommes combattaient pour un lambeau de terre
C’est à moi ! clamait l’un, non à nous ! hurlait l’autre
Ces vergers, ces hameaux, ne seront jamais vôtres
Et l’air était rempli de la fureur du fer

Chacun se réclamait du labeur de son père
Du passé, de son droit, se posant en apôtre
Revendiquant d’avoir semé les champs d’épeautre
Justifiant dès lors de partir à la guerre

Prix de l’académie de la poésie français – 2023

Premier prix de l'Académie de la Poésie Française pour Georges Henri Ducreux

Remise des prix aux « Gueules cassées » à Paris
Avec Thierry SAJAT, Président de l’Académie de la poésie française
et Angélique SION, comédienne

Articles de journaux

Article du Crestois sur la poème de Georgfes Henri Ducreux
Article du Journal du Diois sur le prix de poésie de Georges Henri Ducreux

Silence Brisé

Lorsque le jour a fui sur les bords de l’étang
Le silence est tombé comme un voile drapant
Le reflet du grand frêne et le miroir de l’eau.

Venu de nulle part, un trait bleu fendit l’air.
Poussa un cri aigu, vint frôler l’onde claire
En rider la surface, y saisir une proie.
Puis l’oiseau repartit, sûr de lui comme un roi.

Le calme de la nuit vint recouvrir les ombres
Qui peuplent le pourtour du lieu devenu sombre.
La lune se leva, chassant par sa présence
L’effroi né de l’intrus qui brisa le silence.

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